mardi 14 avril 2009

Hopper city

HOPPER CITY
de Thomas Vinau





Le récit synecdotique, imagiste, de la création d'une ville au fin fond de l'ouest américain.


Et comme on préfère quand ce n'est point nous qui le disons, voici un retour de lecteur via Libfly:

  • Hopper City livre fabuleux 5/5 Ouvrir ce beau livre de poésies, c'est pénétrer dans le champs de plénitude. On est là, en voyage au pays des mots qui prennent sens. Ce dernier, dévoilé par la magie verbale est le frémissement de l'herbe sous le vent poétique. Les couleurs, les senteurs, et la douceur exaltée; sont en filigrane le murmure tout en tendresse, de l'attention à la vie. On ressent la palpitation des coeurs, le mouvement clair de ces vies qui s'enchantent à l'unisson de leurs émotions. "Il n'y a pas de médecins ici, il y a des dieux sauvages qui rient fort." Le lecteur retient, les mains en offrande, ce que le beau peut transcender avec le réel. Il regarde, l'heure et le jour d'un autre monde, passager d'une autre rive où chaque syllabe est transsubstantiation. "Le soleil cogne dur sur la plaine immense, les ânes broutent bêtement au bord de la route, une vieille femme glane des noix" La délicate fusion avec le lecteur est l'invitation d'une estime rare. Le lecteur est en voyage et veut retenir "L'été dans les nuages de pollen, les filles récoltent les abeilles pours'en faire des colliers." Ce recueil , aérien, solaire, est un hymne au dépaysement. Thomas Vinau écrit des pans extraordinaires , comme s'il étalait sur l'herbe des morceaux de lumière pour nous les faire nôtres. Il offre au lecteur, ce qu'il ressent, tout en pudeur, justesse, et respect. Ce recueil se lit doucement, pour bien faire pénétrer en soi ce que Thomas Vinau consent à nous dévoiler. C'est un bien rare, un bien vivifiant, et palpitant. Un livre qui porte haut l'art et les énergies de la terre et du ciel. De la vie qui transcende ses chemins jusqu'au regard du lecteur qui se retient pour ne pas perdre un seul fil de ce filament de lumière. Magnifique.
    par Evlyne Le 17 octobre 2016 à 20:17

un autre retour de lecteur, là dans les commentaires, me fait dire
que des fois, le petit détail, c'est pas que pour moi....

collection autographie

80 pages, noir recto
16 x 16

isbn: 2-913192-74-2
dépot légal: 26 mars 2009

Prix unique: 10 euros



1 commentaire:

nuitmyrtide a dit…

De Roger Lahu dans son blog: "noniouze.blogspot.com"

« Subway Haze la typo, nous vient d’Olympia dans l’état de Washington , comme pour réaffirmer le lien entre fond et forme » peut on lire sur le rabat de couverture de « Hopper City » de Thomas Vinau , paru chez nuit myrtide édition .
Voila le genre de précision – et d’attention aux détails – qui me ravissent infiniment . (et avant d’apprendre son nom en fin de lecture j’avais été séduit par cette typo : en lisant les textes j’entendais presque ce bruit merveilleux que faisaient autrefois nos « machines à écrire » ).
Certains – beaucoup – s’inquiètent de la possible disparition du livre imprimé , de sa dématérialisation progressive au profit de publications numériques téléchargeables et lisibles sur des lecteurs de e-books ou sur l’écran de son ordi . Pour ma part je n’ai aucune crainte : certes la publication numérique va prendre une importance de plus en plus grande , c’est indubitable et il est vraisemblable que cela donnera naissance à de nouvelles pratiques de lecture et , je l’espère à de nouvelles formes d’écrits tirant profit de ces nouveaux « supports » , mais je reste persuadé que l’édition papier n’est pas pour autant condamnée à disparaître , notamment la « petite »’ (voire micro) édition . Rien en effet ne remplacera le plaisir tactile , visuel , auditif même (toutes les pages des livres quand on les « tourne » ne font pas le même bruissement , on évoque rarement cette sensation là) , parfois olfactif (les livres « sentent » , on le sait bien , et leurs odeurs évoluent au fil du temps et de leur vie de livres. A condition bien sur que les éditeurs aient bien souci de donner aux lecteurs tous ces plaisirs (en sus de celui de la lecture à proprement parler) .
Nuit myrtide (quel beau nom en plus !) a visiblement cela en tête en publiant ses livres si l’on en juge par le bouquin de mon ami Thomas Vinau . Tout est parfaitement pensé , soigné , (couv, papier , typo , mise en page etc ) pour accompagner les textes , en amplifier la saveur particulière . Et , petit sourire , il y a un même un « badge » à l’ancienne qui est offert avec le bouquin (où l’on retrouve l’illustration de couverture) .
Et le livre lui-même , me demanderez vous ? le « contenu » ? Très très chouette . Vinau poursuit ici le travail qu’il effectue sur un de ses blogs
Fish for sale
à savoir évoquer- recréer par petits poèmes (souvent quatre ou cinq vers) un « Ouest » américain finissant tout à la fois réaliste et imaginaire , véridique et fantasmé .
ça donne des textes comme :
Les jours trop chaud
il arrive qu’un barbu
joue du ukulélé
au bord de la rivière
ou encore
Il faut demander
pardon
hurle le prédicateur
sur la place
déserte
La lecture l’un après l’autre de ces petits poèmes vous « emmènent » peu à peu (surtout si vous êtes un ancien fanatique de western et/ou si vous aimez les photos de Dorothea Lange par exemple)
Oui vraiment , à tous points de vue , je recommande HOPPER CITY .